Et Toi, as tu révélé au monde?
ET TOI, as-tu révélé au monde…N°6
Ouverture
Carillon de Fatima
Chers auditeurs de Radio Maria et enfants du Cœur de Marie, écoutons Sœur Lucie qui nous parle de sa rencontre avec l’enfant Jésus.
Le 15 février 1926, en revenant comme d'habitude pour vider une poubelle en dehors du jardin, j'y trouvais un enfant qui me parut être le même que précédemment, et je lui demandais alors: “As-tu demandé l'Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel?” L'Enfant se tourna vers moi, je reconnu alors l’enfant Jésus; il me dit: Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t'a demandé?
Rejoignons le diacre Martial Codou qui veux nous parler de quelque chose qui interpelle beaucoup d’auditeurs: les prières vont-elles toujours être exaucées? Bonjour Martial…
Bonjour Christine et Bernard, Bonjour à vous tous, amis, techniciens, animateurs de radio Maria et bien sûr Bonjour à vous toutes et à vous tous auditrices et auditeurs de radio Maria France frères et sœurs dans le monastère invisible de Saint Jean-Paul II. Maintenant, il y a une chose qui est importante parce que on prie beaucoup pour les personnes malades. On est souvent, quand on est confronté à la maladie de quelque chose de la chair, carrément enfermé dans ce désir de guérison pour lui ou pour elle. Et ça peut se comprendre, c'est profondément humain. Et Jésus semble dire à travers ces Évangiles qu'avec la foi rien n'est impossible. Et vous vous souvenez, rien n'est impossible à Dieu et tout est possible à Dieu. Et rien n'est impossible pour celui qui croit. Alors Est-ce à dire que si je ne suis pas exaucé, c'est par manque de foi ? Peut-être, mais celui qui a la foi ne cherche pas et ça c'est important. Celui qui à la foi ne cherche pas à obtenir ce qu'il veut, mais ce que Dieu désire, et à travers cela, il s'en remet à ce qu'il est. Le père de toute miséricorde, qui sait ce dont son enfant a réellement besoin ? Voyez ça, c'était important, et nous devons nous placer dans la volonté de Dieu. Souvenez-vous Jésus, à Gethsémani, Père, s'il se peut que cette Coupe s'éloigne de moi. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux, non pas ma volonté, mais ta volonté. Et c'est l'amour qui l'a emporté. Voilà, il y a il y a un Monsieur qui est jésuite et docteur en théologie, Michel Rondet qui répondait ceci a une dame qui lui posait cette question. Voilà. ‘’bien des personnes de mon entourage sont malades physiquement et certaines souffrent de dépression. Je prie pour qu'elle guérisse, avec cependant cette question, ma prière peut-elle hâter Leur guérison ? Alors voici la réponse de Michel Rondet, l'évangile affirme avec insistance que nous recevons ce que nous demandons avec foi et notre expérience quotidienne nous laisse souvent devant des prières, non exaucées où qui ne nous semble pas exaucées. Alors que veulent dire demandez et l'on vous donnera dans Luc 11 9. Et c'est paraboles que Jésus utilise pour souligner l'efficacité de la prière, l'ami importun. Le juge et la veuve dans Luc, 11, 5 et 18,1. L'Évangile de Saint Luc nous suggère une première réponse lorsqu'il rapporte la parabole de l'enfant qui demande quelque chose à son père et transforme la conclusion de Saint Mathieu, combien plus votre père des cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui l'en prie ? donnera-t-il l'esprit Saint à ceux qui l'en prient ? Dans le Luc 11, 13. Ce qu'il faut demander, et donc ce qu'il faut espérer de la prière, c'est d'abord et avant tout l'esprit Saint, l'esprit qui est en nous source de sanctification. L'esprit qui fait de nous des. Fils pour le Royaume du Père. Nous le demandons au père, comme Jésus l'a demandé pour nous, et nous le faisons avec lui en son nom. Cette prière-là, faite dans la foi, est toujours exaucée. Elle renforce aussi en nous les liens de l'alliance. Elles restaurent en nous, l'image de Dieu ternie par le péché. C'est vrai que ce n'est pas toujours ce que nous demandons, mais c'est ce que le père qui sait ce dont nous avons besoin, nous donne avec générosité. Merci Martial, Nous venons de recevoir une demande de prières d’une auditrice qui vient d’apprendre que sa maladie va nécessiter un traitement de longue durée, Mahe nous demande de prier pour elle :
Audio de Mahe 1
Bonjour Mahe,
Bien sûr que nous allons prier pour vous avec la communauté et le père Ruy.
Il est bon de se rappeler en ce moment les paroles de Notre Dame de Fatima le 13 mai 1917 aux trois petits bergers: "voulez-vous accepter les souffrances que le Seigneur voudra vous envoyer en réparation des péchés par lesquels il est offensé et pour la conversion des pécheurs?"
Les trois petits bergers ont répondu, unanimement oui nous le voulons.
Alors Notre Dame leurs a confié: "vous aurez beaucoup à souffrir mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.
Quelques années plus tard Marthe Robin confirmait: "Ne souffrez pas pour rien, c'est trop triste!"
Bon courage Mahe, Notre Dame est avec vous pour sauver des âmes.
Audio de Mahe 2
Musique
Revenons maintenant à Aljustrel.
Le 13 juin 1917, on célébrait dans notre paroisse de Fatima la fête en l’honneur de Saint-Antoine. Nous avions l’habitude, ce jour-là, de conduire les troupeaux très tôt le matin dans les pâturages. A neuf heures nous les renfermions dans la bergerie pour aller à la fête. Ma mère et mes sœurs, qui savaient combien j’aimais ces fêtes, me dirent alors : – Nous allons voir si tu vas laisser la fête pour aller à la Cova da Iria pour parler avec cette Dame ! Ce jour-là, personne ne me parla. On se comporta à mon égard comme si l’on disait : « Laissons ! Nous allons voir ce qu’elle va faire !»
Je conduisis alors mon troupeau dès l’aurore, avec l’intention de l’enfermer à neuf heures dans la bergerie, d’aller à la messe de dix heures et, ensuite, de me rendre à la Cova da Iria. Mais peu après le lever du soleil, mon frère vint m’appeler pour que je rentre à la maison, car plusieurs personnes se trouvaient là et désiraient me parler. Il resta alors avec le troupeau et je vins voir ce qu’on me voulait. C’étaient quelques hommes et quelques femmes qui venaient des villages de Minde, du côté de Tomar, de Carrascos, de Boleiros , etc.… et qui voulaient m’accompagner à la Cova da Iria. Je leur dis qu’il était encore trop tôt, et je les invitai à venir avec moi à la messe. Ensuite je revins à la maison. Ces bonnes gens m’attendaient dans la cour, à l’ombre des figuiers. Ma mère et mes sœurs maintenaient leur attitude de dédain, qui en réalité m’était plus sensible et me coûtait autant que les insultes. Vers onze heures, je sortis de la maison, je passai par la maison de mon oncle. Jacinthe et François m’attendaient et nous partîmes pour la Cova da Iria, dans l’attente du moment désiré.
Dieu est triste, car les puissances coloniales refusent de partager les richesses qu’elles ont-elles même acquises par la force des armes à des pays sans défenses ! Leurs dirigeants, sous de fallacieux prétextes soufflants la haine raciale, jettent les peuples les uns contre les autres tout en restants eux-mêmes bien à l’abris des coups…
Témoignage de l’abbé Liénard Juin 1917
J’entreprends l’exploration du fameux ravin “sans nom”, dans lequel tant des nôtres sont tombés lors de l’attaque du 16 avril. Nous avions pu avant de partir, rassembler dans des trous d’obus les corps de nos camarades, et mettre leurs noms dans des bouteilles, mais nous n’avions pas eu le temps, ni de combler les trous, ni de mettre des croix. J’avais du moins le plan de ces sépultures incomplètes. Hélas ! depuis un an, personne ne s’était donné la peine d’achever le funèbre devoir ! Nous l’entreprenons méthodiquement, et nous réussissons en y retournant quatre fois, à ensevelir nos camarades, à placer des croix sur les tombes, et même à retrouver un certain nombre de corps que nous n’avions pas découverts la dernière fois. Nous faisons ensuite la même besogne dans nos lignes actuelles où beaucoup de morts de la 2e division sont encore sans sépulture, et nous dressons pour toute cette zone, un plan topographique de toutes les tombes isolées que nous avons faites ou retrouvées.
Après certains combats très meurtriers le régiment est littéralement décimé : impossible de retrouver, identifier et inhumer les morts ; de longues listes de disparus sont alors consignées dans le carnet de sépultures. Six pages (trois colonnes de noms par page) pour une seule journée à Noyon, dix pages pour les disparus du 28 mai au 3 juin dans le secteur de Soissons.
A Aljustrel, beaucoup de monde nous suivait et nous posait mille questions. Ce jour-là, je sentais une profonde amertume. Je voyais ma mère affligée. Elle voulait à tout prix m’obliger, comme elle disait, à confesser mon mensonge. J’aurais voulu la satisfaire, mais je n’en trouvais pas la manière sans mentir. Elle avait inculqué à ses enfants dès le berceau, une grande horreur du mensonge et punissait sévèrement ceux qui en disaient. Elle disait : – J’ai toujours réussi à ce que mes enfants disent la vérité, et pourrais-je maintenant, laisser passer une telle chose à la plus jeune ? Si c’était encore une petite chose ! Mais un mensonge comme celui-là, qui trompe déjà tant de gens ! ... Après toutes ces lamentations elle se tournait vers moi et me disait : – De deux choses l’une, ou tu vas détromper ces gens en avouant que tu as menti, ou je t’enferme dans une chambre où tu ne pourras même pas voir la lumière du soleil. A tant de chagrins, il fallait que vienne s’ajouter encore une chose comme celle-là !
Mes sœurs prenaient le parti de ma mère et, autour de moi, régnait une atmosphère de véritable dédain et de rejet. Je me souvenais alors des temps passés et je me demandais en moi-même : Où est la tendresse que ma famille avait pour moi il n’y a pas si longtemps ? Mon unique soulagement était dans les larmes que je versais devant Dieu, en Lui offrant mon sacrifice. Or, ce jour-là, la Très Sainte Vierge, comme si Elle avait deviné ce qui se passait, en dehors de ce que j’ai déjà raconté ailleurs, me dit : «Tu souffres beaucoup ? Ne te décourage pas ! Je ne t’abandonnerai jamais! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira à Dieu ». Lorsque Jacinthe me voyait pleurer, elle me consolait en me disant : – Ne pleure pas ! Ce sont sûrement les sacrifices annoncés par l’Ange. Aussi, c’est pour lui faire réparation et pour convertir les pécheurs que tu souffres.
Lettre du Pape Benoit XV aux chefs des peuples belligérants
Vers la fin de la première année de guerre, Nous adressions aux nations en lutte les plus vives exhortations, et de plus Nous indiquions la voie à suivre pour arriver à une paix stable et honorable pour tous. Malheureusement Notre appel ne fut pas entendu ; et la guerre s’est poursuivie, acharnée, pendant deux années encore, avec toutes ses horreurs : elle devint même plus cruelle et s’étendit sur terre, sur mer, jusque dans les airs ; et l’on vit s’abattre sur des cités sans défense, sur de tranquilles villages, sur leurs populations innocentes, la désolation et la mort. Et maintenant personne ne peut imaginer combien se multiplieraient et s’aggraveraient les souffrances de tous, si d’autres mois, ou, pis encore, si d’autres années venaient s’ajouter à ce sanglant triennat. Le monde civilisé devra-t-il donc n’être plus qu’un champ de mort ? Et l’Europe, si glorieuse et si florissante, va-t-elle donc, comme entraînée par une folie universelle, courir à l’abîme et prêter la main à son propre suicide ?
Dans une situation si angoissante, en présence d’une menace aussi grave, Nous qui n’avons aucune visée politique particulière, qui n’écoutons les suggestions ou les intérêts d’aucune des parties belligérantes, mais uniquement poussé par le sentiment de Notre devoir suprême de Père commun des fidèles, par les sollicitations de Nos enfants qui implorent Notre intervention et Notre parole pacificatrice, par la voix même de l’humilité et de la raison, Nous jetons de nouveau un cri de paix et Nous renouvelons un pressant appel à ceux qui tiennent en leurs mains les destinées des nations. Mais pour ne plus Nous renfermer dans des termes généraux, comme les circonstances Nous l’avaient conseillé par le passé, Nous voulons maintenant descendre à des propositions plus concrètes et pratiques, et inviter les gouvernements des peuples belligérants à se mettre d’accord sur les points suivants, qui semblent devoir être les bases d’une paix juste et durable, leur laissant le soin de les préciser et de les compléter.
Tout d’abord le point fondamental doit être, qu’à la force matérielle des armes soit substituée là force morale du droit ; d’où un juste accord de tous pour la diminution simultanée et réciproque des armements, selon des règles et des garanties à établir, dans la mesure nécessaire et suffisante au maintien de l’ordre public en chaque État ; puis, en substitution des armées, l’institution de l’arbitrage, avec sa haute fonction pacificatrice, selon des normes à concerter et des sanctions à déterminer contre l’État qui refuserait soit de soumettre les questions internationales à l’arbitrage soit d’en accepter les décisions.
Une fois la suprématie du droit ainsi établie, que l’on enlève tout obstacle aux voies de communication des peuples, en assurant, par des règles à fixer également, la vraie liberté et communauté des mers, ce qui, d’une part, éliminerait de multiples causes de conflit, et, d’autre part, ouvrirait à tous de nouvelles sources de prospérité et de progrès.
Quant aux dommages à réparer et aux frais de guerre, Nous ne voyons d’autre moyen de résoudre la question, qu’en posant, comme principe général, une remise entière et réciproque, justifiée du reste par les bienfaits immenses à retirer du désarmement ; d’autant plus qu’on ne comprendrait pas la continuation d’un pareil carnage uniquement pour des raisons d’ordre économique. Si, pour certains cas, il existe, à l’encontre, des raisons particulières, qu’on les pèse avec justice et équité.
Mais ces accords pacifiques, avec les immenses avantages qui en découlent, ne sont pas possibles sans la restitution réciproque des territoires actuellement occupés. Par conséquent, du côté de l’Allemagne, évacuation totale de la Belgique, avec garantie de sa pleine indépendance politique.
Marie sent de plus en plus fortement les épines s’enfoncer dans son cœur de mère et vient, de nouveau à Aljustrel, montrer la douceur et l’Amour de Dieu à trois âmes pures, loin du vacarme des armes multipliées à l’infini par les forces de Satan déchainées sur tous les fronts.
Malgré la fête de saint Antoine, la plus populaire et la plus courue de la paroisse, les trois enfants se présentèrent à la Cova da Iria, faisant le sacrifice de ne pas participer aux réjouissances particulières de cette journée.
Voici comment s'engagea le dialogue entre la Visiteuse céleste et ses confidents.
« Que voulez-vous de moi ? demandai-je.
-Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous récitiez le chapelet tous les jours et que vous appreniez à lire. Ensuite je vous dirai ce que je veux.
-J'ai demandé la guérison d'un malade.
-S'il se convertit, il guérira durant l'année.
Clip de l’apparition du 13 06 1917
Ce fut au moment où elle dit ces dernières paroles qu'elle ouvrit les mains et nous communiqua pour la seconde fois le reflet de cette lumière immense. En elle nous nous sommes vus comme engloutis en Dieu. Jacinta et Francisco paraissaient être dans la partie de cette lumière qui s'élevait vers le Ciel et moi dans celle qui se répandait sur la Terre. Devant la paume de la main droite de Notre-Dame, il y avait un Cœur qui semblait percé par les épines qui l'entouraient. Nous comprîmes qu'il s'agissait du Cœur immaculé de Marie, outragé par les péchés de l'humanité et qui demandait réparation.»
Dans cette apparition commence à se manifester la grande révélation de Fatima, le Cœur de Marie entouré d'épines, symbole de l'ingratitude des hommes et des offenses pour lesquelles il est outragé. Pour tout cela, il vient demander réparation.
Francisco, très impressionné par ce qu'il avait vu, demanda à ses compagnes :
«Pourquoi Notre-Dame avait-elle dans la main un cœur répandant sur le monde cette lumière si intense, semblable à Dieu ? Tu étais avec Notre-Dame dans la lumière qui descendait vers la Terre, alors que Jacinta et moi nous étions dans celle qui montait vers le Ciel.
_ C'est que, lui répondis-je, toi et Jacinta allez rejoindre bientôt le Ciel, tandis que moi, je vais rester avec le Cœur immaculé de Marie, un peu plus longtemps sur Terre.
Et elle ne se trompait pas. Dans le faisceau de lumière qui montait vers le haut se trouvaient les deux pastoureaux les plus jeunes qui, peu de temps après, allaient partir vers le Ciel. Dans la lumière qui se répandait sur le monde, il y avait Lucie, dont la mission était de rester sur Terre afin de contribuer à la propagation du culte du Cœur immaculé de Marie. Comme pour cette mission l'écriture lui serait nécessaire, Notre-Dame lui a demandé d'apprendre à lire.
Témoignage N°1 pour Et toi N°6
Le bilan humain de la Première Guerre mondiale s'élève à environ dix millions de morts et environ huit millions d’invalides, soit environ 6 000 morts par jour. Proportionnellement, en nombre de combattants tués, la France est le pays le plus touché avec 1,45 million de morts et de disparus, et 1,9 million de blessés, la plupart lourds (obus, tympans, gaz toxiques), soit 30 % de la population active masculine (18-65 ans), la plupart des hommes jeunes de 17 à 45 ans, qui n'auront jamais d'enfants.
Témoignage N°2 pour Et toi N°6
En Russie l’échec militaire de l’« offensive Kerensky » entraîne une déception générale. Après quelques succès initiaux dus au général Broussilov, le meilleur commandant en chef russe de la Grande Guerre, l’échec est patent et les soldats refusent de monter en première ligne. L’armée entre en décomposition, les désertions se multiplient, les protestations de l’arrière enflent, la popularité de Kerensky se dégrade.
Les 3 et 4 juillet, l’échec de l’offensive connu, les soldats stationnés dans la capitale Petrograd refusent de repartir au front. Rejoints par les ouvriers, ils manifestent pour exiger des dirigeants du soviet de la ville qu’ils prennent le pouvoir. Débordés par la base, les bolcheviks s’opposent à une insurrection prématurée, estimant qu’il est encore trop tôt pour renverser le gouvernement provisoire : les bolcheviks ne sont majoritaires qu’à Petrograd et Moscou, tandis que les partis socialistes modérés conservent une influence importante dans le reste du pays. Ils préfèrent laisser le gouvernement aller au bout de ses possibilités et montrer son incapacité à gérer les problèmes de la révolution : la paix, la journée de 8 heures, la réforme agraire.
La répression s’abat néanmoins sur les bolcheviks. Trotski est emprisonné, Lénine est obligé de fuir et se réfugie en Finlande, le journal bolchevique Rabotchi I Soldat (« Ouvrier et Soldat ») est interdit. Les régiments de mitrailleurs qui ont soutenu la révolution sont dissous, envoyés au front par petits détachements, les ouvriers sont désarmés. 90 000 hommes doivent quitter Petrograd, les « agitateurs » sont emprisonnés. La peine de mort abolie en février est rétablie. Au front, la reprise en main est brutale après la liberté laissée par le prikaze (nom donné en Moscovie et sous l’empire Russe, a une unité chargée de l’administration centrale d’un secteur publique) en février. Ainsi le 8 juillet, le général Kornilov, qui commande le front sud-ouest, donne l’ordre d’ouvrir le feu à la mitrailleuse et l’artillerie sur les soldats qui reculeraient. Du 18 juin au 6 juillet, l’offensive sur ce front fait 58 000 morts, sans succès.
Parallèlement la réaction se manifeste, et le tsarisme relève la tête ; des pogroms se produisent en province. Après les journées de juillet, Kerensky a succédé au prince Georgy Lvov, monarchiste modéré, mais il perd de plus en plus la considération des masses populaires, et paraît incapable de contenir la montée de la réaction.
Psaume N°2
Le général Kornilov est nommé nouveau commandant en chef par Kerensky. Alors que l’armée se disloque, il incarne un retour à la discipline de fer antérieure : il a déjà donné l’ordre en avril de fusiller les déserteurs et d’exposer les cadavres avec des écriteaux sur les routes, et menacé de peines sévères les paysans qui s’en prendraient aux domaines seigneuriaux. Ce général, réputé monarchiste, est en réalité un républicain indifférent au rétablissement du tsar, et un homme issu du peuple (fils de cosaque et non d’aristocrate), ce qui est rare pour l’époque dans la caste militaire. Avant tout nationaliste, il veut le maintien de la Russie dans la guerre, que ce soit sous l’autorité du gouvernement provisoire ou sans lui. Beaucoup plus bonapartiste voire pré-fasciste que monarchiste, il n’en devient pas moins très vite le nouvel espoir des anciennes classes dirigeantes, noblesse et grande bourgeoisie, et de tous ceux qui aspirent à un retour à l’ordre, ou simplement à un châtiment sévère des défaitistes bolcheviques.
Pendant près de cinquante mois, dix départements du Nord et de l'Est de la France sont occupés par les armées allemandes. Si une partie de la population a fui lors de l'invasion, le clergé français est dans son immense majorité resté fidèle au poste.
Dans chaque village, le curé reste une personnalité de la commune, ce qui vaut à un certain nombre d'entre eux d'être inquiétés lors de l'invasion, et même pris comme otages par les troupes allemandes, qui cherchent à se prémunir d'actions éventuelles de francs-tireurs.
Alors que les troupes germaniques s'installent dans la durée, la plupart des membres du clergé cherchent à aider leurs ouailles à supporter les affres de l'occupation. La faim tiraille la population française, et le clergé cherche à favoriser l’obtention de l'aide humanitaire américaine ou espagnole pouvant arriver dans la zone occupée.
Prêtres et congrégations se mettent au service des civils pour atténuer les malheurs du temps, les prêtres devant le manque de personnel municipal (maires ou secrétaires de mairie), sont appelés à leur suppléer dans ces fonctions laïques, la guerre a bouleversé les sociétés européennes, par la mort de masse qui frappe tous les belligérants. À elle s’ajoutent les travaux forcés, les réquisitions et le manque de nourriture auxquels doivent aussi faire face les Français et Françaises occupées.
Le clergé reste un repère pour ces populations déboussolées. Monseigneur Chollet, évêque de Cambrai, ou Monseigneur Charost, évêque de Lille, jouent ainsi un rôle essentiel en impulsant une politique ecclésiastique claire, qui pour autant ne remet pas en cause leur sentiment patriotique.
Certains religieux sont allés encore plus loin, en s'engageant dans la résistance, à l'image de Joseph Peter, curé de Maroilles, En Belgique aussi les prêtres s'engagent contre l'occupant allemand, comme c'est le cas du service du Sacré-Cœur dirigé par l'Abbé Thésin.
L'un des plus importants réseaux de résistance de ce conflit, l'Oiseau de France, est organisé par des civils qui ont tous en commun une pratique assidue de la religion catholique.
Archange St Michel, tu es sur tous les fronts dans le monde invisible ! l’envoi à Aljustrel de ton messager, l’Ange du Portugal, nous rappelle la douceur de l’Amour Divin et le besoin urgent de réparation des offenses que nous causons aux cœurs unis de Jésus et de Marie quand nous acceptons, comme Adam et Eve, d’agir comme Satan dans le mensonge, la haine et le mal
Gott mit uns ‘’Dieu est avec nous’ telle était la devise des soldats allemands partant à l'assaut. Parfois, ils utilisaient également Gott Strafe England, ‘’Que Dieu punisse l'Angleterre’’.
Qu'ils soient catholiques ou luthériens, les soldats allemands étaient, lors de la Grande Guerre, très fortement imprégnés de leur religion. C'est ce qui explique les visites pastorales sur le front occidental de nombreuses personnalités religieuses allemandes, telles que celle des cardinaux Felix von Hartmann et Francis von Bettinger. La présence de ces deux prélats catholiques de premier rang sur le front a pour objectif de rassurer les soldats, mais aussi de les confirmer dans l’idée qu'ils défendent une cause juste. La religion devient ainsi, pour les Allemands, l'une des justifications du conflit.
Mgr von Faulhaber, évêque de Spire, fait pour sa part plusieurs visites sur le front. il s'agit pour lui de mener sa part de combat pour son pays, en allant là où les hommes souffrent et où ils ont besoin de lui. C'est ce même rôle du partage de la souffrance des soldats qu'endossent les aumôniers militaires, avec cette différence que ces derniers sont au quotidien au cœur des combats, alors que les prélats ne font que des visites épisodiques.
Ces aumôniers de l'armée allemande sont partagés entre l'amour de leur patrie et celui de leur prochain, tel que l'enseigne la religion chrétienne.
Souvent enclines à discuter pour sauver la paix et aider les personnes dans le besoin, il semble qu'il y ait eu une césure entre les Églises française et allemande, suite aux exactions de l'invasion allemande de 1914.
Que ce soit en France ou en Belgique, les prêtres sont appelés par leur hiérarchie à témoigner des exactions allemandes. Témoignages pour l'histoire, leurs récits sont aujourd'hui devenus une source de premier ordre pour les historiennes et historiens qui travaillent sur cette période.
Les prêtres ont eux aussi été victimes du conflit, notamment lors de l'invasion: s'en prendre à ces derniers fut en effet l'une des exactions germaniques les plus répandues en août-septembre 1914, en Belgique puis en France.
Ce fut un véritable déchirement vécu par l’Église catholique à différentes échelles, d'abord entre les Églises françaises et Allemandes, ensuite entre la foi chrétienne et le patriotisme: les prêtres ont dû choisir entre le commandement évangélique de l'amour de leur prochain et le devoir envers leurs pays, entre l'exigence de pardon enseignée par les Évangiles et celle de témoigner sur les exactions allemandes pour ne pas les oublier. Les prêtres, parce qu'ils sont pour la plupart restés dans leur paroisse sont, des témoins de premier ordre de l'invasion et de l'occupation allemande.
Intervention de Martial pour et toi N°6 La prière à St Joseph
Merci à vous père Rui, Christine et Bernard. Nous allons maintenant invoquer prier Saint Joseph et bien Saint Joseph nous est très précieux et il est bon d'apprendre à devenir intime avec lui et de le prier chaque jour dans notre vie. Saint Joseph, terreur des démons, nous recourons à vous dans notre tribulation. Ô Bienheureux Joseph. Et après avoir implorer le secours de votre sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage par l'affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, mère de Dieu, par l'amour paternel dont vous avez entouré l'enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l'héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang et de nous assister dans nos besoins. Protéger au très sage gardien de la divine famille la race élue de Jésus-Christ, préservez-nous, ô père très aimant de toute souillure d'erreur et de corruption, soyez nous favorable pour notre très puissant libérateur du haut du ciel, protégez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres. Et de même que vous avez arraché autrefois l'enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd'hui la sainte église de Dieu, des embûches de l'ennemi et de toute adversité. Couvrez chacun de nous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple et soutenu par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et parvenir à la béatitude éternelle. Ainsi, soit-il.
…Merci Martial, la suite le mois prochain toujours pour l’année 1917 avec une nouvelle intervention du Ciel dans ce conflit horrible. Appelez ou écrivez à Radio Maria, si vous avez des questions sur Fatima et le Monastère invisible de Saint Jean Paul II.
Prière.
Notre-Dame de Fatima, Mère de Jésus et de l’Eglise, nous avons besoin de vous. Accordez-nous la lumière qui rayonne de votre bonté, le réconfort qui émane de votre cœur immaculé, la charité et la paix dont vous êtes la Reine.
Parce que vous savez bien ce dont nous avons besoin, nous vous confions, nos nécessités pour que vous les secouriez, nos douleurs pour que vous les apaisiez, nos maux pour que vous les guérissiez, nos corps pour que vous les rendiez purs, nos cœurs pour que vous les remplissiez d’amour et de contrition et nos âmes pour que, grâce à vous, elles soient sauvées. Souvenez-vous, Ô Notre bonne Mère, que Jésus vous accorde tout ce que vous lui demandez.
Obtenez le soulagement aux âmes du purgatoire, la guérison aux malades, la pureté aux jeunes, la foi et la concorde aux familles, la paix à tous les hommes. Ramenez ceux qui sont perdus sur le droit sentier, donnez-nous beaucoup de vocations et de saints prêtres, protégez le saint Père, les évêques et la sainte Eglise de Dieu. Ô Marie, écoutez-nous et ayez pitié de nous. Tournez vers nous vos regards miséricordieux. Et après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles, Ô clémente, Ô tendre, Ô douce Vierge Marie… Amen.
Ame prédestinée, si vous cultivez votre arbre de vie nouvellement planté par le Saint-Esprit en votre âme, je vous assure qu’en peu de temps il croîtra si haut que les oiseaux du Ciel y habiteront et il deviendra si parfait qu’enfin il donnera son fruit d’honneur et de grâce en son temps, c’est-à-dire l’aimable et adorable Jésus qui a toujours été, et qui sera l’unique fruit de Marie.
Heureuse une âme en qui Marie, l’arbre de vie, est planté ; plus heureuse celle en qui elle est accrue et fleurie; très heureuse, celle en qui elle porte son fruit; mais plus heureuse de toutes est celle qui goûte et conserve son fruit jusqu’à la mort et dans les siècles des siècles, amen.
Celui qui connaît ce secret, qu’il le garde fidèlement!
Chant final Ave Maria.
ET TOI, as-tu révélé au monde…N°5
Ouverture
Carillon de Fatima
Chers auditeurs de Radio Maria et enfants du Cœur de Marie, écoutons Sœur Lucie qui nous parle de sa rencontre avec l’enfant Jésus.
Le 15 février 1926, en revenant comme d'habitude pour vider une poubelle en dehors du jardin, j'y trouvais un enfant qui me parut être le même que précédemment, et je lui demandais alors: “As-tu demandé l'Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel?” L'Enfant se tourna vers moi, je reconnu alors l’enfant Jésus; il me dit: Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t'a demandé?
Rejoignons le diacre Martial Codou qui veux nous parler de quelque chose qui interpelle beaucoup d’auditeurs : les demandes de guérisons, Bonjour Martial…
Intervention de Martial N°1
Seigneur, Toi qui a eu pitié de tant de malades quand Tu vivais sur la terre, viens à leur aide, viens apaiser leur fièvre, leurs ulcères, viens soulager leurs blessures, viens calmer leurs douleurs, viens visiter leur solitude, leur isolement ; donne à ceux qui les soignent la science et la sagesse de les ramener à la santé et donne à ceux qui les soignent la force de vivre ce travail sans se décourager malgré la fatigue. Ô Seigneur, guéris-les nous t’en supplions, même-si dans Ta providence Tu juges qu’il vaut mieux pour les uns et pour les autres qu’ils ne guérissent pas tout de suite ou tout simplement pas de la manière qu’ils voudraient, eh bien Seigneur, donne leurs la force de l’accepter dans la paix et dans la Foi, jour après jour car Toi Tu ne peux pas Te tromper. Toi Tu nous connais mieux, tous les uns et les autres, bien mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes, et tu sais ce qu’il y a de meilleur pour nous. Donc, si Tu as une autre pensée, une autre idée que la nôtre, eh bien c’est pour un bien meilleur et quel que soit Ta volonté, nous t’en remercions, Que Ton Esprit ne nous quitte pas, que Ta main tienne toujours la nôtre, et que Ton regard nous réconforte sans cesse, amen.
Merci Martial
1917
Cette année connaît une crise qui affecte tous les secteurs. Malgré les échecs des batailles de Verdun et de la Somme, le général Nivelle élabore un nouveau plan d’attaque frontale, qui doit être le dernier. Il choisit un secteur situé entre Reims et Soissons : le Chemin des Dames, qu’il estime mal défendu. Pendant six semaines, de début avril à la mi-mai, des assauts successifs tentent de conquérir ce site. Pendant le premier assaut, 40 000 Français tombent sous le feu infranchissable des mitrailleuses allemandes.
L’attaque n’avait rien d’une surprise. Les Allemands avaient appris par des prisonniers la prochaine offensive contre leurs lignes et avaient grandement amélioré leurs positions en plaçant davantage de mitrailleuses, en construisant des souterrains de protection et des abris souterrains à 10 ou 15 m de profondeur. En tout, 270 000 soldats français périssent.
L’échec de l’offensive du Chemin des Dames a pour conséquence immédiate les mutineries qui s'élèvent contre les conditions de combat et non contre le fait de combattre en lui-même. Parmi les 40 000 mutins, il n’y pas de désertion, ni de fraternisation avec l’ennemi. Ils restent dans leur cantonnement et refusent de monter en ligne. Ils insultent les officiers qu’ils jugent incompétents ; Les mutins sont punis avec une relative modération par Pétain, devenu le général en chef des armées françaises à la place de Nivelle. Il y a 629 condamnations à mort et finalement, en comptant les cas de mutilation volontaire, 75 exécutions, dont 27 pour actes de mutinerie.
Pétain tente de mettre fin au mécontentement des soldats en améliorant leur vie quotidienne par le repos, la nourriture et le rythme des permissions.
La Russie ne peut pas soutenir une guerre contre un ennemi mieux équipé et mieux organisé. L’effort que demande une guerre, production industrielle et agricole accrue, engendre un rationnement de la population et des troubles sociaux.
Au début de l’année 1917, la Russie est épuisée, les désertions se multiplient et les villes connaissent des troubles d’approvisionnement qui rendent la situation explosive. Il suffit de peu pour que tout éclate. En mars 1917, une première révolution éclate. Elle porte au pouvoir la bourgeoisie libérale qui entend continuer la guerre alors que les soviets, de plus en plus influents, exigent la paix. Mais la Russie n’est plus une force d’attaque et les Alliés craignent une intensification de l’effort allemand à l’ouest.
L’hiver 1917 à Petrograd est particulièrement froid (-15°C) et le gel paralyse le transport ferroviaire et fluvial, interrompant les approvisionnements. Les queues se sont allongées devant les boulangeries, accroissant le mécontentement populaire. Pour les Journées internationale des femmes, de grandes foules de manifestantes se rassemble dans le centre-ville pour réclamer l'égalité des droits ; dans le district de Vyborg, les ouvrières donnent le signal de la grève aux cris de « Du pain ! » et « À bas le tsar ! ». La grève s'étend, les ouvriers contournent les barrages de police en traversant les canaux gelés, cherchent à atteindre la perspective Nevski : des affrontements éclatent où le chef de la police de la ville est tué. Les cosaques, hésitants, finissent par sympathiser avec les manifestants. Nicolas II, qui est à son quartier général de Moguilev, télégraphie au général Sergueï Khabalov gouverneur de la région militaire de Petrograd, pour lui donner l'ordre de « mater la révolte demain » Suivant l'ordre du tsar, les régiments Semionovski, Pavlovski et Volynski tirent sur la foule. Les manifestants envahissent la caserne Volynski. Des sous-officiers comme les sergents Sergueï Kirpitchnikov et Fedor Linde persuadent les soldats de leurs régiments de fraterniser avec les ouvriers et de se mutiner contre leurs officier ; la garnison militaire s'est ralliée à l'insurrection mais les affrontements continuent avec la police. La foule incendie les postes de police et le palais de justice et libère 8 000 prisonniers, pour la plupart de droit commun, ce qui se traduit aussitôt par des pillages. Les statues, blasons et autres symboles impériaux sont vandalisés. Les insurgés se dotent d'une ébauche d'organisation, un conseil d'ouvriers et de soldats qui deviendra le soviet de Petrograd : les soldats, souvent des recrues paysannes, forment la nette majorité. Pendant ce temps, un groupe de députés de la Douma revient siéger au palais de Tauride et tente de former un gouvernement provisoire démocratique. Les forces militaires de la capitale sont complètement désorganisées et le général Nikolaï Ivanov, chargé de réprimer l’insurrection avec des troupes venues du front, s'aperçoit que la révolte s'étend à ses propres hommes. Le tsar, très indécis sur la conduite à tenir, tente de retourner à Tsarkoïe Tselo où réside sa famille, mais il trouve la voie ferrée barrée par les cheminots en grève. Finalement, le général Mikhail Alekseïev, chef d'état-major général, et les autres généraux concluent qu'il n'y a pas d'autre moyen pour rétablir le calme que de déposer le tsar et remettre le pouvoir à la Douma. Nicolas II abdique.
Témoignage sur le plateau de Vimy
Benoît XV, décide le 5 mai 1917 d'ajouter l'invocation «Reine de la Paix, priez pour nous» aux litanies de Lorette traditionnelles récitées après le Rosaire.
Extrait de la lettre du Pape Benoit XV à son Eminence le cardinal. Gasparri, secrétaire d'état de sa sainteté sur la nécessité d'obtenir de Jésus-Christ la paix, grâce à l'intercession de Marie sa Très Sainte Mère,
Les souffrances des peuples, devenues presque intolérables, ont rendu plus aigu et plus intense le désir général de paix. Fasse le divin Rédempteur dans la bonté infinie de son Cœur, que dans les âmes des gouvernants aussi les conseils de douceur l'emportent et que, conscients de leur propre responsabilité devant Dieu et devant l'humanité, ils ne résistent plus davantage à la voix des peuples qui appelle la paix. Que dans cette fin monte vers Jésus, plus fréquente, plus humble et plus confiante, spécialement pendant le mois dédié à son très saint Cœur, la prière de la malheureuse famille humaine, et qu'elle l'implore pour obtenir la cessation du terrible fléau. Que chacun se purifie plus fréquemment dans le bain salutaire de la confession sacramentelle, et offre ses supplications, avec une insistance affectueuse, au Cœur très aimant de Jésus, uni au sien par la sainte Communion. Et puisque toutes les grâces que l'Auteur de tout bien daigne accorder aux pauvres descendants d'Adam sont, par un amoureux dessein de sa divine Providence, dispensées par les mains de la Vierge très sainte, Nous voulons que, plus que jamais en cette heure redoutable, se tourne vive et confiante vers l'auguste Mère de Dieu la demande de ses enfants très affligés. En conséquence, Nous vous chargeons, Monsieur le Cardinal, de faire connaître à l'épiscopat du monde entier Notre ardent désir que l'on recoure au Cœur de Jésus, trône de grâces, et qu'à ce trône on recoure par l'intermédiaire de Marie. Dans ce but, Nous ordonnons que, à partir du premier jour du mois de juin prochain, soit définitivement ajoutée aux litanies de Lorette l'invocation : Regina pacis — ora pro nobis, que Nous avons autorisé les Ordinaires à y ajouter temporairement par le décret de la Sainte. Congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires en date du 16 novembre 1915. Que s'élève donc, vers Marie qui est Mère de miséricorde et toute puissante par grâce, de tous les points de la terre, dans les temples majestueux et dans les plus petites chapelles, des royales et des riches demeures des grands, comme des plus pauvres masures, où s'abrite une âme fidèle, des champs et des mers ensanglantés, la pieuse et dévote invocation, et que celle-ci porte vers Elle le cri angoissé des mères et des épouses, le gémissement des enfants innocents, le soupir de tous les cœurs généreux; qu'elle incite sa tendre et très bienveillante sollicitude à obtenir au monde bouleversé la paix ardemment désirée et qu'elle rappelle ensuite aux siècles à venir l'efficacité de son intercession et la grandeur du bienfait qu'elle nous aura accordé. Avec cette confiance au cœur, Nous supplions Dieu d'accorder à tous les peuples, que nous embrassons avec une égale affection, les grâces les plus précieuses, et Nous vous donnons. Monsieur le Cardinal, ainsi qu'à tous Nos fils la Bénédiction Apostolique.
Du Vatican, le 5 mai 1917. BENOIT XV, PAPE.
Les apparitions de Fatima vont répondre en quelque sorte à un appel de l'Église, la première le 13 mai…
Voici la situation dans laquelle nous nous trouvions, quand arriva le 13 mai 1917. A cette époque, mon frère arrivait à l’âge où il devait se présenter au recrutement pour le service militaire. Et comme il jouissait d’une très bonne santé, il fallait s’attendre à ce qu’il fût appelé. De plus, on était en guerre et il était difficile de le faire exempter. Dans la crainte de rester sans personne pour s’occuper des terres, ma mère envoya chercher aussi ma sœur Caroline, afin qu’elle revînt à la maison. Entretemps, le parrain de mon frère promit d’obtenir son exemption. Il s’employa auprès du médecin inspecteur, et le bon Dieu daigna alors donner à ma mère ce soulagement
– Nous étions en train de jouer, François, Jacinthe et moi, en haut de la pente de la Cova da Iria, à construire un mur autour d’un buisson, quand soudain nous vîmes comme un éclair.
– Il vaut mieux retourner à la maison, dis-je à mes cousins, car voici des éclairs, il pourrait venir de l’orage.
– Oh oui ! Et nous commençâmes à descendre la pente, poussant les brebis en direction de la route. En arrivant plus ou moins à la moitié de la pente, à peu près à la hauteur d’un grand chêne-vert qui se trouvait là, nous vîmes un autre éclair et, après avoir fait encore quelques pas, nous vîmes, sur un petit chêne-vert, une Dame, toute vêtue de blanc, plus brillante que le soleil, irradiant une lumière plus claire et plus intense qu’un verre de cristal rempli d’eau cristalline, traversé par les rayons du soleil le plus ardent. Nous nous arrêtâmes surpris par cette Apparition. Nous étions si près que nous nous trouvions dans la lumière qui l’entourait, ou plutôt qui émanait d’Elle, peut-être à un mètre et demi de distance, plus ou moins. Alors Notre Dame nous dit :
Clip de la première apparition
Ce fut en prononçant ces paroles «la grâce de Dieu, etc.» qu'elle ouvrit les mains pour la première fois et nous communiqua une lumière très intense (comme un reflet qui aurait émané d'elles) pénétrant en nous par la poitrine et jusqu'au plus intime de notre âme, nous faisant nous voir nous-mêmes en Dieu, qui était cette Lumière, plus clairement que ce nous aurions pu voir dans le meilleur des miroirs.»
Ensuite, Elle commença à s’élever doucement, en direction du levant, jusqu’à disparaître dans l’immensité du ciel. La lumière qui l’environnait, semblait lui ouvrir un chemin à travers les astres, ce qui nous a fait dire quelquefois, que nous avions vu s’ouvrir le ciel. Il me semble avoir déjà dit, que la peur que nous ressentions n’était pas à proprement parler la peur de Notre Dame, mais bien la crainte d’un orage, que nous supposions menaçant et que nous voulions éviter. Les Apparitions de Notre Dame n’inspirent pas la crainte ou la peur, mais seulement la surprise. Lorsqu’on me demandait si j’avais eu peur et que je disais ‘ oui ’, je faisais allusion à la peur que j’avais eue des éclairs et de l’orage que je supposais proche. C’est cela que nous voulions fuir, car nous n’étions habitués à voir des éclairs qu’au moment d’un orage. Les éclairs n’étaient pas vraiment des éclairs, mais bien le reflet d’une lumière qui s’approchait. C’est parce que nous avons vu cette lumière, que nous disions quelquefois que nous voyions venir Notre Dame, mais Notre Dame Elle-même nous ne pouvions la distinguer dans cette lumière que lorsqu’Elle était déjà au-dessus du chêne-vert. C’est faute de savoir nous expliquer, et pour éviter les questions, que parfois nous avons dit que nous voyions venir Notre Dame, et d’autres fois que nous ne la voyions pas venir. Lorsque nous disions ‘ oui ’, nous la voyions venir, nous faisions allusion au fait que nous voyions approcher cette lumière, qui finalement était Elle. Lorsque nous disions que nous ne La voyions pas venir, nous faisions allusion à Notre Dame Elle-même que nous ne voyions que lorsqu’Elle était déjà sur le chêne-vert
(Ct 2,8-14): La voix de mon bien-aimé ! C’est lui, il vient… Il bondit sur les montagnes, il court sur les collines, mon bien-aimé, pareil à la gazelle, au faon de la biche. Le voici, c’est lui qui se tient derrière notre mur : il regarde aux fenêtres, guette par le treillage. Il parle, mon bien-aimé, il me dit : Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens… Vois, l’hiver s’en est allé, les pluies ont cessé, elles se sont enfuies. Sur la terre apparaissent les fleurs, le temps des chansons est venu et la voix de la tourterelle s’entend sur notre terre. Le figuier a formé ses premiers fruits, la vigne fleurie exhale sa bonne odeur. Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens… Ma colombe, dans les fentes du rocher, dans les retraites escarpées, que je voie ton visage, que j’entende ta voix ! Ta voix est douce et ton visage, charmant.
Sous la pression des militaires, et notamment de l’amiral Tirpitz, le Kaiser se décide à pratiquer la guerre sous-marine à outrance, c’est-à-dire couler tous les navires se rendant au Royaume-Uni, même les neutres. Les Allemands espèrent ainsi étouffer l’économie britannique et la contraindre à se retirer du conflit. En avril 1917, les sous-marins allemands ont déjà coulé 847 000 tonnes, soit l’équivalent du quart de la flotte commerciale française. Toutefois, l’organisation de convois sous la protection de la marine anglaise et le dragage des mines réussissent à émousser l’arme sous-marine. En fin de compte, au lieu de faire baisser pavillon au Royaume-Uni et de terroriser les neutres, la guerre sous-marine à outrance provoque l’intervention américaine
Les Ukrainiens, comme les Polonais, sont partagés entre les empires : 3 millions servent dans les armées russes et 250 000 dans celles des Habsbourg. La Russie fait appel au panslavisme tandis que l’Autriche-Hongrie songe à encourager le nationalisme ukrainien contre les Russes : ce projet tourne court car il entre en contradiction avec les tentatives austro-hongroises et allemandes pour rallier les Polonais. Au lendemain de la révolution de février-mars 1917, les revendications ukrainiennes se réveillent et une assemblée, la Rada centrale, se constitue à Kiev, regroupant des partis politiques et des associations culturelles et professionnelles. Elle tient sa première séance le 17 mars et convoque un Congrès national panukrainien, du 17 au 21 avril. Les Ukrainiens réclament un régime démocratique et fédéral, une large autonomie pour l’Ukraine et une représentation à la future conférence de la paix. Les militaires aussi se politisent et tiennent le premier Congrès militaire panukrainien, à Kiev, du 18 au 25 mai 1917, présidé par Simon Petlioura. Cependant, l’autorité de la Rada entre en compétition avec celles du Gouvernement provisoire qui désigne de nouveaux gouverneurs, Russes pour la plupart, avec celle des Soviets de soldats et d’ouvriers, qui s’appuient surtout sur les minorités non ukrainiennes, Russes, Juifs et Polonais. Fin mai 1917, le Gouvernement provisoire rejette les revendications des Ukrainiens qui entrent alors dans une logique de séparation, forment un Secrétariat général faisant office de gouvernement régional et convoquent une Assemblée constituante ukrainienne.
Les musulmans des provinces européennes, Tatars de la Volga, Bachkirs, Tatars de Crimée, sujets russes de longue date, s'étaient montrés loyaux à l'Empire et avaient accepté la mobilisation, y voyant l'occasion de réclamer l'égalité des droits ; il n'en va pas de même au Turkestan russe où l'introduction de la conscription, en 1916, déclenche la révolte des musulmans contre les colons russes. Les musulmans du Turkestan sont finalement désarmés et 100 000 d'entre eux versés dans des bataillons de travail jusqu'à ce que le gouvernement de Kerenski, en 1917, leur accorde une amnistie.
Psaume N°1 - Bienheureux cet homme qui ne va pas au conseil des impies, ne s’arrête pas sur le chemin des pécheurs, ne s’assied pas avec les insolents, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit! Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, il donne son fruit en la saison et jamais son feuillage ne sèche. Tout ce qu’il fait réussit, rien de tel pour les impies. Non, ils sont comme la paille emportée par le vent. Au jugement, les impies ne tiendront pas, ni les pécheurs, au rassemblement des justes. Le Seigneur connaît les chemin des justes, mais le chemin des impies va les perdre.
Témoignage de l’abbé Liénard, le lendemain de sa blessure au cou et tandis que le régiment va être engagé le lendemain matin dans une nouvelle attaque (secteur de Maurepas), il évoque l’un de ces moments très denses qui précèdent un engagement :
« Je passe la matinée dans le chemin creux à confesser tous ceux qui le veulent et à donner des communions. Quand j’ai fini, mes soldats me confient leurs lettres, pour beaucoup, peut-être la dernière. Ils l’ont écrite comme ils ont pu, au crayon, sur leurs genoux, avant le combat, ils y ont mis toutes leurs affections et ils tiennent à ce qu’elle parte. J’en rapporte bien 300 au poste de secours d’Hardecourt. J’ai bien fait de rester et de promener au milieu de mes chers soldats, ma tête emmitouflée sous mon casque ! »
Dès le matin du 28 mai, nous fûmes appelés à porter secours à une division durement éprouvée qui tenait encore les hauteurs au nord de l’Aisne [...]. Nous traversons le pont de l’Aisne, et nous allons installer le poste de secours régimentaire à Ste Marguerite, dans une maison abandonnée [...]. Tout autour de nous le combat fait rage. Notre artillerie installée dans la plaine tire en barrage à toute volée par-dessus nos têtes. Les blessés affluent, les nouvelles sont mauvaises...
L’ennemi s’approche. Il nous reste deux blessés graves du 50e chasseurs, que j’ai administrés, et que nous ne pouvons pas évacuer. Dois-je rester pour eux, et être fait prisonnier ? Dois-je les abandonner ? Cruelle incertitude ! J’hésite encore quand le docteur Pouget donne l’ordre de la retraite. Il me semble que si je reste je déserte. Alors j’attache à la porte de la maison, un fanion de la Croix-Rouge, pour attirer l’attention des Allemands qui vont arriver sur mes malheureux abandonnés ; je charge sur mon dos ma sacoche qui contient mon autel, ma musette, et mon rouleau de couvertures en sautoir, je rejoins le major. Nous traversons Ste Marguerite, puis Bucy-le-Long. Mais quand nous arrivons là, les balles de mitrailleuses claquent de tous les côtés. Les Allemands, ayant brisé toute résistance, occupent déjà les bords des plateaux, tandis que nos soldats sont rejetés sur les pentes et dans le village. Il n’y a plus qu’une ressource : repasser l’Aisne au plus tôt [...]. Mais comment traverser l’Aisne ? La Providence se charge de nous en fournir le moyen. Sur l’autre rive nous apercevons un bac attaché. Un soldat se déshabille, passe à la nage, et ramène la lourde embarcation. Elle est munie d’une corde assez longue, pour qu’en la tenant ici par un bout, on puisse après chaque traversée, ramener la barque jusqu’à nous. Un premier chargement se fait en bon ordre, le bac actionné par deux grosses rames, passe sans encombre, et nous le ramenons à nous. Mais voici que deux obus allemands viennent éclater sur nos têtes. Alors c’est la ruée. Tout le monde veut embarquer. Le commandant Tassel manque d’être jeté à l’eau. Le bac surchargé, s’éloigne de la rive, mais personne à bord ne sait ramer ; au lieu de gagner la rive opposée, l’embarcation prise dans le courant reste au milieu de l’eau, au bout de la corde que nous tenons. Le commandant Tassel se décide alors à essayer de gagner Soissons par la rive et emmène avec lui la plus grande partie de ceux qui attendent. Je reste, car il vient de m’arriver deux blessés du 201e dont un de mes brancardiers qui a une balle dans l’épaule. Alors d’autorité, je ramène à la rive la barque et ses occupants, je les invite à partir à pied avec le commandant, puisqu’ils ne sont pas capables de ramer ; ils m’obéissent et me cèdent la barque pour mes blessés. Ceux-ci montent avec moi et avec les infirmiers qui m’accompagnent. Un sergent du 230e et moi, nous manions comme nous pouvons les lourdes rames et nous passons. Sur l’autre rive, les téléphonistes attendent, ils me hèlent avec la barque, je prends tous ceux qui restaient, et nous voilà partis. À peine sommes-nous au milieu du courant, qu’apparaissent derrière nous, quelques soldats français qui nous font des signes désespérés. L’ennemi est sur leurs talons. Nous ramons de toutes nos forces, débarquons en vitesse. D’un coup de pied, je lance la barque dans le courant pour qu’elle ne puisse servir aux poursuivants, et nous filons. Les Allemands s’emparent des malheureux retardataires que nous avions vu apparaître au dernier moment, et ne pouvant nous rejoindre, nous tirent à coups de fusil. Heureusement ils tirent mal et nous leur échappons. Je rejoins mes deux blessés. Les infirmiers les soutiennent jusqu’à la grand-route de Soissons que nous atteignons enfin, exténués. Un convoi d’artillerie lourde passe sur la route allant vers l’arrière, j’obtiens pour les blessés, un peu de place dans un camion qui se charge de les déposer dans un hôpital... »
Intervention de Martial N°2
Ô Vierge Marie, reste au chevet de tous les malades du monde, de ceux qui à cette heure ont perdus connaissance, et vont mourir. Nous nous unissons tous à ce marathon de prières que le Saint Père nous a demandé de vivre et nous te bénissons, nous te remercions Vierge Marie pour ton intercession si puissante, nous te prions pour ceux qui viennent de commencer leur agonie, pour ceux qui ont abandonné tout espoir de guérison, pour ceux qui crient et pleurent de douleur, pour ceux qui ne parviennent pas à se soigner faute d’argent. Ô Marie sois présente à ceux qui voudraient tant marcher et qui doivent rester immobiles; Sois présente à ceux qui voudraient tellement être visités par leur famille, Ô Marie viens les consoler, viens les prendre dans ton manteau, dis leurs que tu es là et viens leurs apporter le réconfort dont ils ont besoin. Vierge Marie sois présente à tous ceux qui devraient se coucher et que la misère force à travailler, à ceux qui cherchent en vain dans leur lit une position moins douloureuse, à ceux qui passent de longues nuits à ne pouvoir dormir. Ô Marie, réconforte ceux que torturent les soucis d’une famille en détresse, ceux qui doivent renoncer à leurs plus chers projets, à toutes celles et ceux qui sont victimes de violence, conjugales ou autres, ceux qui ne croient pas à une vie meilleure, à ceux qui se révoltent et maudissent Dieu, tous ceux qui ne savent pas que le Christ a souffert comme eux et pour eux, Ô Marie, merci Maman du Ciel, de les présenter tous et toutes au Seigneur, de présenter toutes nos intentions qui ont été déposées dans ton cœur où qui sont déposées en cet instant par les auditrices et les auditeurs de Radio Maria. Oui, ton cœur a une place infinie, tu peux accueillir tout le monde, puisque tu nous as déjà tous présents à toi Ô Maman du Ciel. Merci Jésus d’accueillir toutes ces intentions que Ta maman et notre mère te présente en cet instant, amen
…Merci Martial, la suite le mois prochain toujours pour l’année 1917 avec une nouvelle intervention du Ciel dans ce conflit horrible. Appelez ou écrivez à Radio Maria, si vous avez des questions sur Fatima et le Monastère invisible de Saint Jean Paul II.
Prière.
Notre-Dame de Fatima, Mère de Jésus et de l’Eglise, nous avons besoin de vous. Accordez-nous la lumière qui rayonne de votre bonté, le réconfort qui émane de votre cœur immaculé, la charité et la paix dont vous êtes la Reine.
Parce que vous savez bien ce dont nous avons besoin, nous vous confions, nos nécessités pour que vous les secouriez, nos douleurs pour que vous les apaisiez, nos maux pour que vous les guérissiez, nos corps pour que vous les rendiez purs, nos cœurs pour que vous les remplissiez d’amour et de contrition et nos âmes pour que, grâce à vous, elles soient sauvées. Souvenez-vous, Ô Notre bonne Mère, que Jésus vous accorde tout ce que vous lui demandez.
Obtenez le soulagement aux âmes du purgatoire, la guérison aux malades, la pureté aux jeunes, la foi et la concorde aux familles, la paix à tous les hommes. Ramenez ceux qui sont perdus sur le droit sentier, donnez-nous beaucoup de vocations et de saints prêtres, protégez le saint Père, les évêques et la sainte Eglise de Dieu.0 Marie, écoutez-nous et ayez pitié de nous. Tournez vers nous vos regards miséricordieux. Et après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles, Ô clémente, Ô tendre, Ô douce Vierge Marie… Amen.
Ame prédestinée, si vous cultivez votre arbre de vie nouvellement planté par le Saint-Esprit en votre âme, je vous assure qu’en peu de temps il croîtra si haut que les oiseaux du Ciel y habiteront et il deviendra si parfait qu’enfin il donnera son fruit d’honneur et de grâce en son temps, c’est-à-dire l’aimable et adorable Jésus qui a toujours été, et qui sera l’unique fruit de Marie.
Heureuse une âme en qui Marie, l’arbre de vie, est planté ; plus heureuse celle en qui elle est accrue et fleurie; très heureuse, celle en qui elle porte son fruit; mais plus heureuse de toutes est celle qui goûte et conserve son fruit jusqu’à la mort et dans les siècles des siècles, amen.
Celui qui connaît ce secret, qu’il le garde fidèlement!